J’apprends que l’Union européenne vient de débloquer une subvention de 15 millions d’euros en faveur de l’Afrique du Sud, destinée à « stimuler une croissance inclusive, à ouvrir de nouvelles opportunités commerciales et à soutenir le développement de marques, d’exploitations agricoles, d’établissements d’enseignement et d’entreprises détenues par des producteurs bénéficiant des programmes de redressement économique mise en place après l’apartheid tout au long de la chaîne de valeur du vin et des spiritueux ».
Bruxelles vise donc à améliorer la compétitivité de la viticulture sud-africaine qui sera en mesure de concurrencer encore plus durement la production suisse. Dans le même temps, Berne se propose de réduire son soutien à la viticulture en général, à la promotion des vins suisses en particulier. Nous devons, en tant que producteurs, nous faire entendre afin de sauver un secteur confronté à une baisse généralisée de la consommation, aux défis qu’entraine le dérèglement climatique et aux incertitudes liées aux droits de douane américains.